bulle de savon{ Source }

{ Par Nûr } Le poème ci-dessous fût écrit pour mon jeune frère de 13 ans, âge mêlant la candeur et la pleine conscience de ce qu’est la vie. Diagnostiqué assez tôt enfant précoce, considéré comme “en marge” des autres enfants de son âge car ne rentrant pas dans “le moule” , de par des attitudes, un parler différent, il est victime depuis longtemps dans son école de rejet, de moqueries et de méchancetés permanentes… dans un collège pourtant spécifique à ce type d’enfant ! Comme quoi… la nature humaine n’est pas plus empathique quand elle croit trouver sa semblable. Ce poème se veut avant tout pour le rassurer, le consoler, lui donner confiance et espoir, qu’il rebondisse de ses différences de façon positive. Finalement, nous sommes tous différents, ce texte est donc universel !


– Pour toi, mon presque grand-

La vie ici n’est pas facile, mon enfant, que dis-je, mon grand.
Vaste terme, appliqué à celui que l’on appelle l’adolescent.
Pas tout à fait mûr, plus du tout miniature,
Tu voudrais tant rester dans le monde des innocents.
Là où les méchants n’existent que dans un monde d’antan,
Tu découvres en même temps que tu grandis,
Que la destinée est faite de joies, de brèches, de souffrances et de non-dits.
En pleine construction, tu aimerais tellement que la perversion soit une belle illusion,
Mais elle est là, car ainsi est la vie.
Un savant équilibre d’amer et de doux, du bon, du mal, du sale.
Oh ! Mon presque grand, choisis où tu souhaites poser
Ton regard, ton cœur et ton âme.
Ne t’attarde pas sur le mauvais,
Trace ton chemin laissant sur le bas-côté
Ceux qui veulent te voir «sombrer» .
Mais plutôt construis-toi sur le bien, sur le sain,
Et fais de ta bonté et de tes différences,
Les meilleures de tes armes et ta pleine fierté.
Ceci est en fait un présent, est-ce que tu m’entends ?
Prend confiance en toi, en tes capacités et ta valeur,
Car certes, tu es unique, humain,
Incruste cela dans ton cœur.
La vie c’est ça, des efforts, des expériences,
Du bonheur, de la souffrance, de la rancœur, et quelques malheurs.
C’est ce que l’on appelle le mélange pour devenir meilleur,
Garde espoir en toi, et fais ce que te dicte ton cœur,
Gravis les collines intérieures et bientôt tu parviendras
Aux sommets de la sérénité.