fleur fané

Comment ne pas parler de toi, alors que tu es présente sur chaque parcelle de mon cœur ?
Les aspects que tu prends, donnent du fil à retordre à ma rancœur,
Comment ne pas t’en vouloir, toi, ô sombre visage, qui va dans les brèches de la méchanceté et de la facilité pour te défouler ?
Comment accepter que tu ne saches pas autrement t’exprimer ?
Mon cœur saigne, mes larmes coulent et ma gorge est serrée,
Toi la détestée,
Celle qui vient tout briser,
Il paraît que tes mots sont plus tranchants que la lame d’une épée,
Quand on le vit on comprend que cette phrase est censée,
Comment oses-tu de cette façon toucher à mon intégrité ?
Oh Mon Dieu, pourquoi Tes Serviteurs se donnent-ils toute cette liberté ?
Celle de manquer de respect, d’insulter, menacer, rabaisser, dévaloriser, violenter
Tes autres créatures méritant tout autant d’être honorées ?
Oh Violence ! Comme je te hais !
Tu aveugles la raison de celui qui fait subir,
Tu es si sournoise, avec ton faux sourire grimaçant,
Tu te trouves mille excuses, tu t’atténues !
Cassant en mille morceaux ta cible,
Tu passes inaperçue, hein, à l’extérieur !
Pourtant lui mon cœur sait, ainsi que tant d’autres au sein de multiples foyers,
Tu revêtes tellement de formes différentes dont les plus impalpables,
Qui sont celles laissant le plus grand mal.
Tu t’immisces dans tout notre être venant l’émietter,
Réduisant à néant l’estime qu’ont d’elles tes victimes.
Oh mon Dieu je t’en supplie Guide les cœurs égarés !
Ceux qui sont rongés par le mal et noircis par l’animosité.
Donne-nous la patience de l’endurer !
Absous par ce biais nos pêchés !
Viens en aide à toutes tes créatures dont les larmes coulent trop souvent de peur et de sensation d’injustice !
Celles qui sont prises dans les abysses de cette saleté,
L’acceptant, résignées, espérant que tu vas l’annihiler.
Puissent la douceur, l’indulgence, la patience, la sérénité venir la remplacer,
Et l’effacer à tout jamais.

Nûr