On entend par passementerie un ouvrage brodé, tissé ou tressé qui sert à orner un vêtement ou bien un meuble. Habituellement, au Maroc, la passementerie était réservée à la confection des caftans puis petit à petit elle s’est développée. De nos jours, on trouve des bijoux de passementerie, des coussins, des porte-clés, des ronds de serviette et j’en passe : le fil de soie n’a qu’à bien se tenir.

Lors de mon dernier voyage marocain, j’avais été séduite par ces porte-clés aux fils de soie tressés et dont les couleurs étaient vives et chics. A la médina de Fès je n’avais trouvé que quelques modèles assez simples, car c’est plus dans la région de Marrakech que les coopératives confectionnent ce genre de passementerie. Ces porte-clés je les accroche partout, aux lanternes, poignées de portes, aux clés, ils apportent une petite touche de décoration marocaine et une note de couleur. Regardez par vous-même, photos à l’appui :

Donc j’avais prévu, à l’origine, de vous proposer un article présentant la passementerie marocaine dans toutes sa splendeur, un art ancestrale plein de finesse et de délicatesse. J’étais portée par mon élan jusqu’à ce que je tombe sur un sacrilège. Une insulte à ce que j’aime tant. J’ai tout d’abord détourné mon regard sous le choc, puis je me suis décidée à dénoncer cette acte odieux. J’ai nommé Coco, un truc à poils, mi chien mi je ne sais pas quoi encore.

Jusque là, j’aimais bien les animaux mais voir cette embrase de rideau marocaine se faire dévorée par ce mi chien mi balayette m’a anéantie.

Le gentil toutou a même le droit à ses boulettes de kefta servie dans de la vaisselle artisanale marocaine de Safi…

Jasmine, tu vas vraiment trop loin.