Du couscous et du Boulaouane…


Alors autant vous le dire de suite, le Boulaouane, c’est pas mon kif, mais alors pourquoi ce titre ?

Je vous place le décor : j’étais en pleine recherche de motif berbère sur Google lorsque je suis tombée sur cette vidéo. Il s’agit d’une courte émission diffusée sur Arte le 18 janvier 2009, elle nous éclaire un peu plus sur le couscous. Le problème de ce dernier, c’est qu’il s’agit d’un plat maghrébin, mais il devient de suite plus franchouillard lorsqu’on le consomme accompagné d’un verre de Boulaouane, ou pourquoi pas, servi avec des côtes de porc. Bah oui de suite là, ça fait moins penser aux origines de ce plat typiquement « fatimatesque ».

Couscous marocain
envoyé par Jasmineandco. –

Le Maroc c’est joli, on aime bien son couscous, son Boulaouane et ses babouches, mais le reste, son odeur et tout, bien on en veut pas. Pourtant, je me souviens avoir adoré écouter mon beau papa me parler de ce délicieux met. Il m’avait dit d’imaginer l’immense plat, entouré de la famille et des voisins : chacun tend sa main pour manger, et tous ces bras tendus forment une union. Ou encore il m’expliquait que lorsque l’on bâtit une maison, à chaque étage terminé, la famille offre un grand couscous aux ouvriers. Pour être plus claire, j’aime l’image que transmet ce plat, cette volonté de rassembler les gens généreusement autour d’une même table.

Bien ça, la journaliste elle ne s’est pas aventurée à en parler, faudrait pas trop parler des coutumes du pays… Ça passe mieux si on prend le bon français par les sentiments, c’est là qu’intervient Boulaouane et compagnie. Pour faire plus « ambiance marocaine », on sert le couscous avec un vin, oui mais marocain, ça fait plus typique :)

« Et on l’arrose comme il se doit d’une petite bouteille de Sidi-Brahim ou de Boulaouane, de quoi éteindre le feu animé par la harissa. »

Ce passage aussi me plait beaucoup : « Franchouillard à souhait, il lui arrive même – ô blasphème ! – d’être agrémenté de côtelettes de porc pour des raisons que le couscous ignore… » Pourtant, moi, il ne m’est jamais venu à l’esprit de faire une choucroute au casher.

Et pour finir, la journaliste conclu ainsi « Alors, qui a dit que le couscous n’était pas un plat national ? », c’est le comble, l’hôpital qui se fout de la charité. En France, on tolère les musulmans, mais seulement dans notre équipe de foot.

4 thoughts on “Du couscous et du Boulaouane…

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