customisation espadrille perle

Les aakads ( passementerie marocaine ), si je pouvais, j’en mettrai partout. Elles entrent dans la composition de beaucoup de mes créations, bijoux, accessoires, customisation de vêtements et dernièrement, elles ont pris place sur ma paire d’espadrilles. A l’origine, les aakads sont utilisées dans la confection des djellabas, caftans, jabadors, et autres habits traditionnels marocains. Ces petites pièces de passementerie marocaine en fil de soie ont l’avantage d’avoir de belles couleurs et d’être simples à mettre en valeur. En effet, les aakads s’utilisent comme des perles, elles s’enfilent aisément. Il suffit simplement de couper le surplus de fil, et de laisser libre court à l’imagination.

customisation espadrille

Pour les vacances au Maroc, j’avais envie de m’offrir une paire d’espadrilles toute simple, pour pouvoir ensuite la customiser façon mille et une nuits. C’est fou comme on est à l’aise dans ces chaussures en toile, c’est un peu comme si j’avais enfin trouvé babouche à mon pied. Et puisqu’elles sont en toile, il est très facile de customiser les espadrilles : peinture sur tissu, tampon, perle, sequin, strass thermocollant, les possibilités sont multiples. Je vous propose aujourd’hui ma version de l’espadrille, une vision plutôt arabisante, au risque de froisser Marianne.

Pour customiser une paire d’espadrilles il faut :

  • une paire d’espadrilles basique, de couleur unie de préférence ( on en trouve dans les supermarchés pour 5 à 8€ en moyenne )
  • une bonne quarantaine d’aakad de toutes les couleurs, pour donner du pep’s
  • deux pompons ( vous pouvez utiliser ces pompons en coupant la longueur )
  • deux estampes Minoucha couleur bronze
  • du fil, une petite aiguille et un peu de patience

customisation espadrille aakad passementerie

Placez devant vous les aakads par couleur, et dans l’ordre que vous souhaitez, puis coupez les fils de soie qui dépassent. Pour poser les aakads de façon droite, j’ai simplement choisi de les coudre le long de la couture qui se trouve sur le devant de l’espadrille, là où la toile est fine. Une par une, cousez-les en serrant bien ( le mieux est encore de doubler le fil au départ ). Concernant la décoration avec l’estampe et le pompon, c’est également très simple : enfilez la boucle du pompon au travers de l’estampe et maintenez le tout en passant plusieurs fois le fil au travers de l’estampe. Faites de même avec une aakad, et profitez-en pour consolider le tout. Il ne reste qu’à fixer la décoration orientale sur l’espadrille, en appliquant quelques points de couture aux quatre extrémités de l’estampe.

Voilà, c’est assez fastidieux à expliquer, mais en pratique, c’est vraiment aisé et nul besoin d’avoir des bases en couture, croyez-moi ( car j’en ai aucune… ).