Alors voilà, quand j’ai pris la décision de ne plus garder d’enfant à temps complet, en tant qu’assistante maternelle, c’était pour pouvoir me consacrer à mes propres enfants. Les accompagner lors des sorties scolaires, les emmener à la bibliothèque municipale, les faire participer aux activités organisées par la ville etc. En bref, je voulais avoir du temps pour eux. La rentrée est passée, je pensais naïvement que le rush s’estomperait avec les semaines, mais visiblement, non. En fait, je crois que j’ai encore moins de temps maintenant, y’a qu’à voir la journée qui s’achève. Un mercredi dans la vie d’une maman = une journée de marathon.

Ce matin, j’ai déposé mini moi n°2 au foot, pendant ce temps, je suis allée à la bibliothèque avec mini moi n°1 et 3. Ils ont participé à l’animation Les P’tits Z’Artistes, « Droite gauche, écrire à l’envers ». Ma fille était un peu hors sujet, mais le grand frère s’est bien amusé avec le qalam et l’encre. Ils avaient à leur disposition des feuilles, des modèles de lettres, des qalams, plumes etc.  On repart direction le stade, retour à la maison. Pendant tout ce temps, j’avais laissé mon poulet cuire au four tout seul comme un grand. J’arrive, tac tac je fais à manger, je prépare de la pâte à crêpe, je range la table, fais mes crêpes, et 14h15, re direction le stade, car forcément, mes deux fils ne font pas foot en même temps, ça aurait été trop simple.

Pendant ce temps, re direction la bibliothèque puisque l’artiste Salih propose de calligraphier quelques prénoms. Dans cette folle journée, j’aurais au moins eu un joli cadeau, une calligraphie « Salam oualeykoum ». Je repars avec ma fille au stade, que je commence à bien connaitre malgré le fait que je ne sois pas sportive pour un sous, puis retour pour de bon à la maison. Et là, je vous le mets dans le mil, on a ( enfin, j’ai…) enchainé le goûter, les devoirs, le bain, la préparation des habits et des sacs pour demain. Je suis sur les rotules. D’ailleurs le prochain que je chope à dire qu’être maman au foyer équivaut à se la couler douce, je le frite.

Là, c’était pour la journée de maman, parce qu’après y’a la journée de cyber maman…