Être impatient de revoir «Abi», se demander jusqu’où va la mer, avoir cette sensation de vulnérabilité  fasse à cette immensité, quitter Barcelone pour poser le pied à Tanger, le lendemain.


Avoir encore de la route à faire pour arriver jusque Fes, rompre son jeûne dans une aire de repos avec un «plateau ftour», savourer ce premier repas pris en terre marocaine, prendre le premier verre de thé à la menthe du séjour.

Prendre un dernier jus avant la suite du trajet, se dire qu’ici y’a vraiment des jus canons, réfléchir à comment customiser cette bouteille en verre une fois de retour en France.

Découvrir le bonheur des choses simples, des bassines, de l’eau, des récipients en plastique, pouvoir éclabousser partout sans crainte de se faire fâcher.

33°C à 23h, prendre un verre de jus sur la terrasse d’un luxueux hôtel avec vue sur Fes, passer sa main incognito dans l’eau de la piscine privée en s’imaginant y faire quelques brasses.

Ne pas être épargnée par la «Méga Tourista», avoir les intestins retournés, être prête à tester tout et n’importe quoi pourvu que ça passe,  prendre une cuillère de zaatar suivie d’un verre d’eau, tester le suppositoire façon gousse d’ail et zit zitoune, mélanger de la poudre de thé dans de l’eau, et boire. S’allonger après cette épreuve Kholanta.

Se dire qu’une semaine est déjà passée.